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Drôle d’excuse

Drôle d’excuse

Pourquoi se justifier n’excuse pas notre comportement ?

Se  justifier est devenue très à la mode. Je remarque que nous fabriquons beaucoup plus de justifications que de réels mea-culpa ou regrets ; je vois la justification de nos actes comme une drôle d’excuse. Dans les faits, nous nous excusons rarement de nos défaillances. Nous trouvons des prétextes pour expliquer les circonstances et absoudre notre conscience. J’ai même l’impression que c’est devenu un mode de communication qui remplace notre prise de responsabilité individuelle, collective et planétaire.

La cause justifie les effets.

Individuellement, nous cherchons à l’extérieur de nous la cause de notre souffrance, de notre arrogance, de nos meurtrissures, de nos agressions, de nos états d’âmes, de nos états d’esprits. Collectivement, nous avons pris l’habitude d’illustrer nos problèmes de société, nous présentons des coupables, des boucs émissaires, des instigateurs. Nous dessinons des portraits abstraits de conditions abjectes en les coloriant de concepts politiques nationaux, internationaux ou planétaires.

Pendant ce temps, nous cultivons l’illusion que nous ne faisons pas partie de cette humanité devenue lointaine. Nous cultivons une distance réconfortante. Nous avons cessé de regarder où nous nous dirigeons ensemble. Cette manière de voir sans regarder et d’entendre sans écouter réellement est devenue un mode de communication standard. Que ce soit dans nos familles, au travail ou avec nos amis, nous nous sentons de moins en moins connectés les uns aux autres. Nous avons l’habitude de ressentir quotidiennement cette sensation étrange d’isolement. Nous en sommes venus à croire que cette manière de vivre est normale.

Pourtant, nous avons besoin de connexion humaine, nous sommes conçus pour être en connexion. Comme nous, l’humanité  a besoin d’être assumée, regardée et entendue. Et pour y arriver, nous devons cesser d’avoir honte de nos aberrations et de nos égarements et en prendre la responsabilité quotidiennement. Sinon, comment ne pas répéter les mêmes incohérences absurdes ? Comment stopper cette logique implacable de violence, de solitude et d’abandon que nous léguons en héritage aux enfants de cette planète ?

Il ne s’agit pas de se sentir coupable. Mais peut-être faut-il commencer à regarder minutieusement ce que reflètent nos intentions? Et choisir avec conscience ce que nous souhaitons accomplir ?

Par exemple, est-ce que j’ai personnellement l’intention de détruire tous les écosystèmes de la planète ? La réponse est bien sûr que non.

Est-ce que j’ai réellement l’intention de laisser sans eau ni nourriture d’autres humains ? La réponse est bien sûr que non.

Est-ce que j’ai réellement l’intention d’être une étrangère dans ma propre vie ? La réponse est bien sûr que non.

Sommes-nous prêts et prêtes à accepter notre imperfection ? Que cette imperfection ne nous rend pas victimes ?
Sommes-nous prêts et prêtes à admettre que notre imperfection est le sceau de notre appartenance à l’humanité que nous rejetons si facilement ?
Sommes-nous prêts et prêtes à nous réconcilier avec nous-mêmes ?
Sommes-nous prêts et prêtes à causer des effets bienveillants, justes et généreux ?
Sommes-nous prêts et prêtes à devenir les architectes de notre monde ? De notre société ? De notre avenir ?

Je crois que nous en avons envie, que nous souhaitons vivre ensemble, connectés les uns aux autres.
Je crois que nous sommes fatigués de survivre, que nous avons besoin de nous re-connaître mutuellement.

Si on se disait bonjour ? Si on se souriait ? Si on choisissait de prendre le temps ?
Si on se nourrissait de produits locaux ? Si on prenait moins souvent sa voiture ?
Si on choisissait l’entre-aide ? Si on se regardait dans les yeux ?
Si on écoutait la réponse à notre question ? Si nous étions plus curieux ?
Si on se parlait toujours avec respect ?
Si…

La révolution  de notre humanité est au cœur de notre quotidien.

Oser rêver. Osez changer d’idée. Oser changer votre monde.

 

Bâtisseures de Bienveillance: Un leadership présent.

 

 

 

Oser lâcher prise

Oser lâcher prise

Osez rêver en couleurs

J’entends souvent dire qu’il faut oser lâcher prise, que je devrais agir sans forcer les choses. J’entends aussi dire :

”Ce qui doit se produire, se produira;  sinon, ce n’était pas le bon moment.”

Ce n’est pas entièrement faux et ce n’est pas vrai non plus. Ces expressions sont pour la plupart incomplètes. Elles encouragent une logique tendancieuse, voire fataliste. Comme si au gré des circonstances, notre libre-arbitre était astreint par des forces invisibles et sous une autorité plus grande que notre habilité à penser, choisir, décider et agir, voire plus grande que notre pouvoir d’intention.

Par exemple,  l’automne dernier j’ai semé des vivaces, je souhaitais voir pousser un bosquet de fleurs à couper. Je visualisais un magnifique bouquet de fleurs fraîchement coupées; leurs couleurs veloutées de joie au centre de la cuisine. Au printemps, quelques tiges se sont frayées un chemin, pas de bosquet, quelques fleurs magnifiques cet été et j’ai bien failli être désenchantée.

Je pourrais penser que le jardinage est un mauvais Karma dans ma vie, je pourrais décider que c’est un échec, une défaite voire une déception, un message de Dieu ou de l’Univers. J’aurais pu abandonner mon projet sur le champ et croire que les fleurs coupées n’étaient pas une possibilité viable dans mon jardin. Bref, je pourrais choisir de me laisser tomber en laissant tomber mon désir pour éviter un petit inconfort passager.

En me faisant croire toutes sortes de chinoiseries, je pourrais justifier une croyance néfaste envers moi-même et la laisser s’enraciner dans mes pensées. Je pourrais me censurer, me punir, me retirer le droit de rêver ou de réaliser un rêve, tout simplement parce que ça ne s’est ni produit comme je le souhaitais, ni au moment que je jugeais opportun. J’aurais choisi la crise de bassinet esotérico-spirituelle.  (Ne cherchez pas je viens d’inventer ce mot)

Osez agir.

J’en ai décidé autrement. J’ai pensé que l’hiver avait été rude.  Je suis retournée acheter des semences et cette fois-ci, je les ai plantées plus profondes, en plus grandes quantités et surtout plus tôt dans la saison. En résumé,  j’ai osé lâcher prise sur le bosquet de fleurs pour cette année. J’ai agi en préparant le printemps prochain. Je me suis offert la possibilité de bâtir un rêve. J’ai acheté des fleurs coupées pour me satisfaire.

‘’Si vous allez au bout de vos rêves, ils se réaliseront.’’ Tiré du film Le Champ des rêves, 1989.

Aller au bout des choses signifie se dépasser. C’est à la fois croire que chacun de nos rêves se réalisera et c’est accepter que ça ne se produira peut-être pas du premier coup. Il est plus facile penser un objectif que de s’y rendre réellement. Il est plus réconfortant de croire qu’en choisissant un itinéraire nous avons déjà presque parcouru le chemin. Il est d’autant plus rassurant de décider de la chronologie du voyage  avant même de l’entreprendre. Finalement dans notre monde hyperactif jetable où les secondes sont devenues des éternités, il est convenu d’être surpris lorsque nos quelques actions incohérentes ne nous mènent pas à destination ipse facto, c’est-à-dire au succès instantané.

Voici pourquoi nous devons oser rêver.

Lorsque j’ai l’intention de réaliser un rêve, des changements de perception s’opèrent en moi. Mes repères habituels se transforment, je m’adapte à une nouvelle vision du monde et je pratique ce changement au quotidien. La pratique de ce changement devient une discipline, cette discipline génère de nouvelles habitudes, ces nouvelles habitudes produisent une répétition qui exerce un synchronisme entre mon intention et ce que je fais. Je me syntonise à mon intention, je fabrique ma réalité.

À la longue, mes actions et mon intention se connectent par habitude, sans doute ni ambivalence. Il n’y a pas de génie là-dessous, le focus est un muscle qui a besoin d’entraînement. La réalisation de chacun de nos rêves nécessite du focus, de la visualisation, une bonne dose de préparation-pratique et beaucoup de constance en agissant. J’ai entendu Denis Waitley expliquer que nos actions manifestent les miracles,  qu’elles les actualisent dans la réalité. J’en ai déduit que nous ne sommes pas à la solde d’une toute puissance invisible qui nous octroie de temps à autre nos désirs et nos envies. Nous sommes Co-créateurs de notre monde à tous les égards.

Changer notre monde, c’est pas plus simple que ça !

Bâtisseures de Bienveillance.

Osez la résistance

Osez la résistance

Je me suis réveillée fatiguée, d’humeur maussade. Ce n’est pas étonnant, je me suis endormie avec une liste de choses à faire et je me suis réveillée avec une  montagne insurmontable de tâches à exécuter. Vous sentez-vous dépassées? Débordées? Avez-vous l’impression  de perdre le fil? Je réponds oui trop souvent à mon goût. Il y a de la résistance dans l’air.

En principe en tant qu’entrepreneure, on ne parle pas de ces matins paralysants, ni de ces nuits exténuantes. Nous sommes des Entrepreneurs, nous avons choisi de symboliser le succès, la liberté, de démontrer qu’il est possible de changer le monde, de vivre différemment, d’incarner un nouveau style de vie. Nous avons choisi une stratégie, un plan et nous souhaitons parachever  la réalisation de ce rêve fou d’autonomie et de liberté financière.

Ce matin, je me battais littéralement pour ouvrir les yeux. Ils étaient fermés, verrouillés.  J’étais confinée, enfermée, immobilisée dans mon propre corps.  Une autre voix plaidait férocement pour un séjour prolongé au lit pendant que j’observais silencieusement la prise d’otage. Je vous jure que mon corps possède une volonté indépendante de la mienne, c’est clair. J’en ai d’ailleurs conclu que mon corps ne me choisit pas toujours en tant que capitaine de son  vaisseau. Je veux dire de mon vaisseau ? Vous me suivez?

C’est quand même curieux qu’on obtienne le 2e rôle précisément le matin défini comme étant le premier jour de notre nouvelle vie ? Que des résistances intérieures se rameutent en sournois Gremlins, entraînés comme des milices à foutre le bordel dès que l’idée d’exécuter le fantastique plan quotidien que nous avons structuré avec tant de soin nous traverse l’esprit ?

Oui, aujourd’hui  c’est le Jour J. Le Jour 1. Je ne vais pas me priver de mon premier jour, peu importe comment ça se déroulera. C’est mon jour et je le garde.  Dès ce matin, aux petites heures en fait, je voulais incarner une nouvelle version de moi-même avec une panoplie de nouvelles règles spécialement conçues pour créer plus de productivité et de discipline.

La méditation et l’éveil du corps physique sont des atouts importants.. En accomplissant de petits gestes rituels tous les matins, je me sens mieux, je ressens de la gratitude vis-à-vis mes décisions, mon style de vie et celle que je suis.  Quel matin?  Cette information doit rester secrète afin d’échapper au Gremlins.  Ils sabotent, ils résistent et croient  que je devrais faire partie d’une équipe gagnante sans changer quoi que ce soit. Les Gremlins détestent les changements, leur objectif est le statu quo. Je trouve ça rigolo. Je ne peux pas faire autrement que d’écrire et d’accepter ce qui se trame en moi réellement, en ce moment. Douche froide ? Course à pied? Tous les moyens sont bons pour déjouer les Gremlins.

Pouvez-vous croire qu’ils ont fait tout ça en mon propre nom? En un seul matin? En profitant  de mon sommeil? Avez-vous un clan de Gremlins? Comme les empêchez-vous de saboter vos journées?

Savez-vous que les résistances sont un peu comme des courbatures. Que ce soit un exercice au gym ou un entraînement mental, les courbatures sont les résultantes incontournables d’une pratique qui opère un changement. La résistance indique que ça change. Pas de résistance, pas de changements.

Euthanasie assistée

Euthanasie assistée

L’euthanasie assistée n’est pas seulement une question individuelle; c’est aussi et surtout une question collective. La question de l’euthanasie, assistée ou non, nous met face à face devant notre humanité ou notre manque d’humanité. Il me semble que nous oublions l’origine et la source de la maladie, du mal-être de milliards d’humains qui ne mangent pas, qui n’ont pas à boire, d’enfants malades et souffrant trop jeunes de  maladies dégénératives. Il me semble que nous évitons de constater notre responsabilité collective, la nôtre et la leur bien-entendu. Je me demande pourquoi notre attention est autant orientée vers la mort et la maladie plutôt que vouloir la santé sous toutes ses formes.

Je crois que nous ne sommes pas une société assez mature pour prendre en charge la vie sous toutes ses formes.

En fait je constate tous les jours à quel point la société humaine manque à ses responsabilités en refusant d’admettre l’importance et l’impact de ses décisions sur les générations futures.

Je vois que nous ne sommes pas une société assez mature pour offrir de la nourriture à tous et chacun, des livres et crayons, une chambre un lit, de l’eau propre; je crois que nous ne savons pas encore ce que serait une société respectueuse de la vie alors, je ne vois pas comment nous pourrons prendre en charge la fin d’une vie de manière respectueuse.

Les valeurs économiques font jurisprudence. L’euthanasie assistée est une solution économique avant que d’être un modèle moral. Elle aidera sûrement bien des personnes à mourir sans douleur, je me demande seulement quand allons-nous réellement aider bien des personnes à vivre sans douleur.

Je nous laisse réfléchir sur une citation:

”Il faut penser le changement plutôt que changer le pansement.”
Francis Blanche

Osez évoluer

Osez évoluer

Changer signifie s’adapter à son environnement. Osez évoluer c’est aussi oser changer nos habitudes, c’est-à-dire modifier le répertoire de nos réactions pré-programmées dans notre environnement.Toutes les espèces vivantes sur la planète en ont fait la preuve. Elles se sont adaptées aux changements climatiques sur des périodes plus ou moins longues. Il s’agit qu’un premier individu de l’espèce réussisse à modifier une réaction programmée et le changement commence à s’archiver dans la mémoire génétique. Puis ce changement s’inscrit de plus en plus souvent dans la mémoire générationnelle et génétique de l’espèce.

Pendant de nombreux siècles, la communauté scientifique endossait la génétique comme étant prépondérante à tout autre facteur de changement. Elle concluait ainsi que notre biologie était immuable et encodée par une hérédité incontournable.  Toujours selon cet a priori, certains d’entre nous auraient hérité de meilleurs gènes que d’autres.  À partir de cette fausse croyance nous avons même élaboré des notions de races supérieures à d’autres, de genre sexué supérieur à d’autres. Bref en d’autres mots, une hiérarchie humaine fondée sur un mensonge, une erreur, une fausse représentation de notre biologie, de notre fonctionnement de base.

Osez évoluer. Bâtisseures de bienveillance

Aujourd’hui nous savons que nous ne sommes pas condamnés à revivre les maladies de nos prédécesseurs, ni leurs comportements soit disant innés. La « nouvelle biologie » et l’épigénétique conviennent toutes les deux que c’est plutôt l’environnement qui modifie le comportement de nos gènes et de nos cellules. Nous nous sommes adaptés à notre environnement ; plus précisément nos cellules se sont adaptées et ont provoqué une modification de notre encodage génétique. Habituellement notre corps s’est adapté bien avant que la pensée du changement ne se forme dans le cortex.

Donc, nous ne sommes plus fatalement obligés de revivre la vie de nos parents, ni de nos grands-parents, ni en biologie, ni en croyances.  Tout change dans l’univers à tout moment. Tout est en mouvement, il ne faut plus se fier aux apparences de stagnation et d’immobilité. Le vide est une illusion. Le non mouvement est une fiction réconfortante mais tout même irréelle et invraisemblable. Nous sommes construits à l’image de l’univers. Tout change dans notre corps à tout moment. Tout bouge dans notre corps, de nos croyances à nos cellules et vice versa. Nous sommes complètement en mouvement, nous sommes un tourbillon d’énergie composée de particules de lumières (quantum), d’atomes, de molécules…nous sommes une masse d’énergie en mouvement, un champ électromagnétique puissant. Nous devons cesser de nous fier aux apparences. Notre cerveau est souple, flexible et conçu pour recevoir continuellement de la nouvelle information et établir de nouvelles connexions neurologiques, de nouvelles constellations de synapses pour élargir notre conscience par une meilleure perception de notre environnement.

Nous avons la possibilité de choisir.

Changer signifie modifier la programmation de base de notre subconscient en agissant différemment de manière consciente et délibérée. Changer ne signifie pas mourir ou cesser d’être quelqu’un mais plutôt poursuivre le design de l’être que nous devenons, que nous sommes, que nous étions.  S’adapter signifie colorier ce que nous avons l’habitude d’être, de penser et redéfinir nos actions consciemment dans le seul but de modifier ces croyances et ces pensées. Nous avons le privilège de la conscience, du choix.  Nous changeons réellement lorsque nous ajoutant de nouvelles réactions à notre encyclopédie personnelle de comportements, lorsque nous commençons à changer d’idées à propos de nous-mêmes. Lorsque nous créons de nouvelles habitudes, comme celle de changer.

Catherine Bazin0421014©