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Bâtisseures de Bienveillance: Nous pouvons faire mieux.

 

 

 

 

 

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Bâtisseures de Bienveillance: Un leadership présent.

 

 

 

 

 

La douceur de la bonté

Bâtisseures de Bienveillance: De la douceur et de la compassion.

 

 

 

 

 

Sommes-nous devenues plus silencieuses ?

Sommes-nous devenues plus silencieuses ?

Virginia Woolf, dites-moi ?

À l’époque de Virginia Woolf, il y avait au-delà des apparences une rumeur qui grondait, souterraine, puissante. C’était palpable, c’était une évidence qui courait dans les veines des femmes et de leurs filles. C’était partout. Comme un châtiment millénaire barbouillé à grand coup d’interdictions de la place publique jusque dans les familles.

Par exemple, il était interdit de porter un corps de femme, d’assumer une sensualité, du désir. Il était peu recommandable de choisir le célibat. Les jeunes femmes et les jeunes filles devaient se marier et enfanter. Il était interdit d’accéder à une éducation supérieure, de penser le monde, de vouloir le changer ou d’en faire partie réellement. Elles n’avaient ni le droit de voter, ni le droit de choisir leur religion, leur mari, leur travail. Elle n’avait pas le droit de lire les journaux ou de la littérature.

Voilà pourquoi au siècle dernier, il y avait une colère muette au cœur de nos vieilles tantes, de nos arrières-grand-mères, de nos grand-mères et de nos mères . Dans ce silence prescrit, elles exerçaient le peu de pouvoir qui leur était accessible; un pouvoir invisible, un pouvoir d’influence. Elles entendaient les histoires de celles qui se risquaient à prendre la parole, qui refusaient d’obéir; elles disparaissaient toutes d’une manière ou d’une autre.  La disparition de la place publique se présentait presque toujours sous la forme d’un choix hypocrite, entre le mariage ou la vie religieuse,  l’asile psychiatrique ou la prison.

Au cours du 20e siècle, les femmes ont dû arracher leur droit de vote aux législateurs. Elles ont été diffamées tout au long de ce processus, entre autres, lorsque le Sénat canadien a soulevé la question absurde à savoir si les femmes étaient des personnes au sens de la loi. Jusqu’à la fin des années 1970, les femmes, mariées ou non, ne pouvaient posséder un compte bancaire ou une propriété sans la co-signature d’un homme de la famille, soit le mari, le père, le frère, l’oncle.

À ce jour, le mouvement de femmes a été le lieu de rassemblement des plus grands changements sociaux de l’histoire de l’humanité. Il a transformé la qualité de vie de millions d’être humains, incluant celle des femmes. Bien entendu, il y a eu des affrontements idéologiques, des idées controversées, des extrêmes, des reculs, des résistances aux changements.Comme il s’agissait d’une évolution non-armée, pacifique et inclusive, tout ceci s’est produit publiquement. Le mouvement de femmes a assumé ses différences d’opinions, ses voix discordantes et ses désaccords.

Petit à petit, il est devenu un courant idéologique dont il a fallu tenir compte sur l’échiquier politique, c’est sous cet angle que le mot féminisme prend tout son sens. Les succès du féminisme signalent aux femmes de la planète qu’il est possible de vivre dans une société plus équitable, plus équilibrée et plus harmonisée aux besoins réelles de tous et de chacune. Il indique une durée, un lieu dans l’histoire de l’humanité, une évolution.  Il bâtit assurément une allégeance primordiale entre les femmes de la planète. Ce sentiment d’appartenance est utile pour déjouer l’isolement et la honte de celles qui frappent à la porte de leur propre libération en ce moment même.

 

Bâtisseures de Bienveillance: Au-delà des apparences./strong>

Sommet des Femmes 2016 – Ouverture

Sommet des Femmes 2016 – Ouverture

La bienveillance de Lise Payette

L’allocution d’ouverture de Madame Lise Payette reste gravée dans mon esprit. Sur un ton calme et bienveillant, l’initiatrice du Sommet des Femmes nous convie à un consensus. Elle affirme avec une force tranquille des idées claires et une intention féministe inclusive. Elle porte des constats réalistes, jamais sensationnalistes ou alarmistes. Ce discours d’ouverture nous lègue, en toute finesse, une profonde compréhension de la société québécoise et des enjeux féministes tant québécois que mondiaux. Ce savoir-être ne pouvait se transmettre autrement que par l’expérience d’un Sommet. Il fallait y être pour le ressentir au-delà des mots et des discours, pour en garder une empreinte au cœur.

Les conférencières* de la soirée nous ont servi un savoir-faire concret et sans équivoque autour de la démarche féministe. Je ne pourrais résumer tout ce qui a été dit. Je vous propose plutôt ce qui me semble encore essentiel quelques jours plus tard.

La démarche féministe est une nécessité. C’est une manière d’enquêter les iniquités, les injustices et les bavures à l’égard de la famille, de la santé, de l’éducation, du travail, de toutes les sphères de notre vie qu’elles privées ou publiques. Cette démarche est bénéfique pour l’ensemble des institutions québécoises autant pour les femmes, les enfants et les hommes du Québec.

Le féminisme québécois doit métisser ses valeurs pour relever les défis de notre nouvelle diversité culturelle.

Le programme québécois d’austérité nous informe que les avancements sociaux ne peuvent être considérés comme des acquis. Les coupures du programme des Services de la petite Enfance en témoignent. Pour comprendre ce qui passe dans les coulisses économiques du 21e  siècle, nous devons nous intéresser davantage à la crise fiscale mondiale. Par exemple, les réductions d’impôts octroyées aux grandes entreprises en échange d’emplois servent-elles le bien-être commun ou le bien corporatif de quelques-uns ? Est-il acceptable que le manque de transparence et de données quantitatives autour de cette pratique gouvernementale interdisent toutes formes de surveillance ou de veille stratégique ?

Pourtant leurs effets directs et indirects se répercutent sur le financement des programmes sociaux et culturels. Le comble du paradoxe, les familles s’appauvrissent encore plus lorsque les femmes choisissent d’occuper un emploi sur le marché du travail. Nous devons repenser les différents programmes de soutien à la famille. Ils ne reflètent pas l’évolution des conditions économiques actuelles.

Nos enfants méritent mieux ! Nos enfants et les enfants de nos enfants méritent un plus bel héritage. Je sais que ça sonne fleur bleue, Peace and Love mais parfois la vérité toute évidente porte les couleurs de la candeur des enfants. Et c’est tant mieux!

Saviez-vous que les jeunes parents engagés dans la vie politique municipale, provinciale ou fédérale ne bénéficient pas de congé parental ? Vous doutiez-vous que les horaires des exécutifs, des conseils d’administration et même les heures parlementaires sont irréconciliables avec une vie familiale active ? Un engagement à la vie politique signifie tacitement l’abandon de relations familiales et conjugales saines ? À la lumière de ces quelques faits, on comprend mieux pourquoi une large majorité du vote des jeunes est un vote de boycotte et pourquoi les femmes et les jeunes parents évitent de se lancer en politique.

En conclusion, à l’image des conférencières de ce Sommet des Femmes 2016, je crois que l’avenir du féminisme en ce début de millénaire pourrait être une démarche plurielle, humaniste et inclusive. Il n’en tient qu’à nous. Nous. Hommes, femmes de tout horizon.

Pour léguer un monde différent, nous devons choisir de vivre différemment. Ensemble.

 

*Michèle Taïna Audette, présidente de la FAQ
*Brigitte Alepin , classée en 2016 comme étant l’une des 50 fiscalistes les plus influentes dans le monde par le magazine INTERNATIONAL TAX REVIEW.
*Allison Christians, Titulaire de la Chaire H. Heward Stikeman en droit fiscal de la Faculté de droit de Université McGill et classée en 2016 comme étant l’une des 50 fiscalistes les plus influentes dans le monde par le magazine INTERNATIONAL TAX REVIEW.
*Elsie Lefebvre, conseillère municipale à Montréal, présidente de la Commission sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs.

 

Bâtisseures de Bienveillance: Une nouvelle alliance.

Le lieu de l'intuition

Bâtisseures de Bienveillance: Une nouvelle intuition.

 

 l'intuition Steve Jobs

Bâtisseures de Bienveillance: L’intuition au coeur de nos réalisations.